Le village Refuge n’a pas plus de 40 ans d’histoire mais tout le monde respecte bien la frontière du village Kikak grâce à Aku Thapki qui travaille très fort. Aku Thapki est seul et n’a pas de problème pour vivre, mais depuis qu’il est devenu chef du village Refuge, élu par le peuple, on peut dire qu’il n’a pas pu boire un thé chaud tranquillement car son travail est très dur et qu’il est vraiment sérieux dans son travail et se donne beaucoup de mal pour le village.
Aku Thapki est vraiment sérieux et il a un bon cœur pour aider les gens. C’est pour ça que les villageois l'ont choisi pour chef et tous les villageois peuvent être tranquilles lorsqu’il prend la responsabilité du village. Aku Thapki n’est pas riche, mais quand il voit un problème chez les autres son cœur est touché et il dit « ne vous inquiétez pas, je peux vous aider, tout le monde est pareil, tout le monde a besoin d’être heureux et personne ne veut de soucis » en même temps il rit, c’est une bonne habitude d’Aku Thapki, il rit même quand il y a des problèmes, c’est pourquoi les gens l’appellent "Aku-rit-Souvent". Mais comme on dit au Tibet « même le Bouddha ne peut pas fermer la bouche des gens !» et il y a de mauvaises gens répendent de mauvaises choses sur lui aussi.
« Demain tu ne veux quand même pas aller à la réunion! Qui ne connaît pas le faux sourire de Thapki ! Comme on dit, un corps à deux cœurs, je ne comprends pas…… » C’est Gros Gyaltso qui a pété de la bouche. Tenzin Sangmo le regarde avec les yeux tout ronds et se fâche parce qu’il dit de mauvaises choses sur Aku Thapki. Alors Gros Gyaltso fait comme d’habitude, il la caresse des seins jusqu’aux genoux en disant « ne te fâches donc pas, ça n’est rien, haha, hoho, c’est fini !». La montagne glacée de colère de Tenzin Sangmo se dégèle par le désir et elle descend dans le cœur de Gros Gyaltso. Tenzin Sangmo caresse les rides de Gros Gyaltso et lui dit « Gyaltso-la, j’ai une question, veux tu me répondre ou non ?» Gros Gyaltso réfléchit un peu et il dit « oui bien sur, mais ne me demandes pas d‘où et comment vient mon argent, les autres questions tu peux me les poser sans problème ». Alors, Tenzin Sangmo pose un baiser dans les rides et dit «vraiment, quel âge as-tu? Ce n’est pas grave, mais je veux le savoir tout de même parce que je suis ta femme », «Ha ha, c’est ça ta question, j’avais peur, mais ce n’est pas grave, en vérité j’ai 55 ans, je suis un peu vieux par rapport à ton âge, mais pas trop, ne t’inquiète pas pour ça, après moi, ma maison, ma voiture, ma télévision, tout ce que j’ai ici sera pour toi. Dolkar, Lhamo et Lumo aussi se sont mariées comme toi avec des personnes âgées».
Tenzin Sangmo compte dans sa tête 25, 35, 45, 55 et elle imagine la grande fête qu’elle fera après la mort de son mari.
Depuis quelques années de nouvelles familles ont rejoint le village Refuge et parfois il y a des différents entre les nouveaux et les anciens réfugiés.
Aujourd’hui Tenzin Sangmo est au coin du restaurant Yak, elle porte des lunettes de soleil et regarde un livre d’anglais à l’envers. Elle ne sait même pas lire le tibétain, mais elle porte souvent un livre d’anglais. Dolkar, Lhamo et Lumo arrivent au restaurant. Les quatre filles prennent une table et discutent de leurs vies. Les autres filles disent à Tenzin Sangmo « tu vas aussi faire bientôt partie de notre groupe». Tenzin Sangmo se souvient de la discussion qu’elle a eue avec son mari hier au soir et dit « oui, c’est bizarre mais c’est le Karma, la vie c’est comme ça ! ». Lhamo dit « ho oui, je vais te demander quelque chose à l’oreille » et elle murmure. Tenzin Sangmo répond avec un geste d’un doigt en disant « une fois par semaine ». Et puis toutes les filles reprennent ensemble en riant « oui, une fois par semaine, c’est notre expérience du mariage avec des personnes âgées». Au même moment, à l’extérieur du restaurant Yak, Ama Dekyid appelle sa petite fille à pleine voix: « ma petite, reviens vite, ne vas pas au marché ! si tu ne reviens pas vite, je te donnerai en mariage à un nouveau réfugié ! » et la petite court vers Ama Dekyid car elle a très peur de devenir la femme d'un nouveau réfugié. (parce que certains anciens réfugiés n’aiment pas les nouveaux et les méprisent, les enfants ne savent donc pas vraiment qui sont les nouveaux réfugiés). Tenzin Sangmo dit « qu’est ce qu’elle crie la veuve ?» en regardant par la fenêtre du restaurant yak. Toutes ses copines ont rougi, parce que Tenzin a oublié qu'elles aussi sont veuves. Donc, pendant quelques minutes toutes ces filles gardent un grand silence. Elles entendent alors les discussions de quelques garçons dans un autre coin du restaurant. Ce sont des nouveaux réfugiés. Un homme un peu bronzé avec une cicatrice sur la joue gauche, jette un regard en coulisse vers les filles et dit à voix très forte à l'un de ses copains «Lhakpa Tendup, est-ce que tu veux te marier avec une ancienne réfugiée, ou avec une nouvelle ? Si tu te maries avec une nouvelle réfugiée tu vas être obligé de pomper pour faire marcher un pauvre réchaud à essence, alors que si tu épouses une ancienne réfugiée tu pourras utiliser un réchaud à gaz. Après, tu lui colles un bébé et quand elle sera coincée avec le bébé, tu pourras toujours la menacer de la quitter si elle ne t’achète pas une moto ! ». (En Inde, certains anciens tibétains disent que les nouveaux réfugiés ne font pas de vrais mariages, et qu’après avoir fait un bébé, ils ne restent pas avec leur femme si elle leur n’achète pas une moto). Un garçon aux cheveux longs en face de lui commence à parler de son projet de vie « moi, il n’y a personne pour m’aider ici sauf Aku Thapki, j’ai donc beaucoup de problèmes pour vivre ici. J’aimerais bien une femme étrangère mais je ne parle pas du tout l’anglais, je préfère donc le réchaud à gaz et la moto plutôt que de gonfler le réchaud à essence ». Les filles savent bien que les garçons disent ça exprès pour elles, alors elles sortent lentement.
Ce jour là, il fait très beau, il n’y a même pas un morceau de nuage, car tous les nuages sont partis à la fête des autres continents. Les gens passent des deux cotés de la route, à l'ombre des arbres. Lhakpa Tendup regarde ses chaussures déchirées et rentre chez lui soucieux. Il enlève quelques livres de sous son bras et les pose sur son lit. Il reste debout quelques minutes à penser qu'il ne sait pas comment il pourra payer le loyer de son logement le mois prochain. Il pense alors qu’il lui faut faire connaissance avec Yangdon, la fille de sa voisine Ama Peldon et son esprit s'envole du coté de chez sa voisine. Il a passé une longue nuit dans son rêve « oui, elle n’est pas jolie, mais elle a l’air gentille. Si elle veut m'épouser, je ne pourrai pas étudier parce que les anciens réfugiés tibétains ne font que du business, mais je n'aurai pas de problème pour la nourriture et le loyer. Mais non, je ne suis pas venu ici que pour de la nourriture, mais comment vivre?»
Aujourd’hui il fait plus beau qu’hier, Lhakpa Tendup prend un petit déjeuner et il va au Borsnagar pour faire sa lessive. Comme d’habitude, il met une serviette et s'allonge sur une grande pierre après avoir lavé ses habits, les mêmes en été et en hiver (il n’en a pas pour changer et les porte en toutes saisons. Quand il les lave il se couvre d'une serviette).
A ce moment là, deux femmes approchent vers lui d'un peu plus loin.
« Ama Peldon-la, est ce que je peux vous aider ? »
«oui, merci c’est gentil, tu viens d’où ? »
« ………………. »
« ho - mon pauvre, tu est un nouveau ! »
Lhakpa Tendup rougit un peu à cause d’Ama Peldon qui vient de le rabaisser avec un mot très doux, mais il fait comme s'il n’avait pas compris.
« Oui Ama-la, à votre avis quand est ce qu’on pourra retourner vers notre pays natal ? »
Ama Peldon dit en lavant un grand tapis :
«Ha, ce n’est pas bien, même si on peut, Yangdon et moi ne retournerons jamais au pays natal ».
L’idée d’utiliser le réchaud à gaz a disparu de l'esprit de Lhakpa Tendup.
Immédiatement, Il regarde l’heure et dit
« Ho désolé Ama-la, je dois aller. J’ai un rendez-vous que j'ai complètement oublié ».
Il quitte Ama Peldon et sa fille. Il pense que sa vie de mendiant vaut mieux que d’être un réfugié à vie, même avec un réchaud à gaz et une moto.
Il fume une cigarette à l'ombre d’un arbre sur la route. Quelques villageois de Kikak l’ont vu et le battent sans raison en criant « toi le mendiant, le réfugié, ici c’est notre pays, pourquoi ne nous respectes-tu pas ?».
Il dégage les armes de la main gauche, et avec la droite il dégage le sang de son nez puis il rentre chez lui. Après avoir passé une journée à pleurer et une nuit à penser, la fièvre de la colère descend un peu, mais le petit-déjeuner d’hier ne peut pas être le petit-déjeuner d’aujourd’hui. Il retourne donc au restaurant Yak.
Au restaurant, il y a Tenzin Sangmo avec un vieux monsieur qui a l’air riche. Le monsieur dit au patron du restaurant «Ha ha, je m’appelle Bière Tashi et aussi Poulet Tendup, je prends une bière et un poulet pour déjeuner. La vie c’est pour manger et boire, si ne peux manger et ne boire, les billets ne sont que des bouts de papier ! ». Lhakpa Tendup pense que le monsieur a de la chance et il demande au patron du Restaurant « est ce que c’est possible de prendre un plat de momos si je règle l’addition dans quelques jours ? » et le patron dit « ok , mais n’oublie pas !». Lhakpa Tendup s'assoit à une table voisine de Tenzin Sangmo et du Monsieur. Le monsieur dit à Lhakpa Tendup:
« Jeune homme, tu fumes une cigarette ? »
« oui, merci »
« tu viens d’où ? »
« je viens de ….. »
« tu es venu quand ? »
« je viens ……»
« comment tu t’appelles ? »
« je m’appelle Lhakpa Tendup »
« d’accord, je m’appelle Gyaltso, mais les gens m’appellent Gros Gyaltso, viens me voir si tu as des problèmes, j’essayerai de t'aider »
« oui merci, monsieur ».
Lhakpa Tendup sort du restaurant après avoir mangé les momos. Quand il arrive chez lui il trouve dans sa boîte à lettres une lettre de son copain Nyima qui habite au USA et un chèque international de 300£. Il est très content et se rappelle immédiatement sa dette pour le plat de momos « un plat de momos c’est 15 roupies, hein! ».
Il lit sa lettre :
Le 1/05/200.
à Washington Nyima
Cher ami Lhakpa Tendup-la, comment ça va ? je sais que tu as beaucoup de problèmes d’argent en ce moment, mais la vie ici est très dure et on n'a même pas le temps d’écrire une lettre, donc tout d’abord tu m’excuses de n'avoir pas pu te contacter depuis quelques mois. J’ai commencé mon travail le lendemain de mon arrivée à Washington, le travail aussi n’est pas ce qu’on s'est imaginé. Il y a des problèmes, comme de savoir utiliser des outils de travail, de nouvelles machines, et la langue aussi. Les gens ne prennent pas le temps de discuter avec les autres et de jouer comme on le fait au Refuge. Même pendant les vacances, les gens se promènent et parlent avec les animaux comme les chiens et les chats. Donc, je suis toujours tout seul et j’ai beaucoup de soucis pour vivre ici. J'ai été beaucoup plus heureux et content des deux ans qu’on a passés au village Refuge avec le réchaud à essence, que de ma vie ici avec le réchaud à gaz. Donc, il faut savoir qu’on a une vie tranquille au village Refuge grâce à Aku Thapki. On peut être riche aussi au village Refuge, si on travaille dur comme je le fais ici. Normalement j’ai un contrat de travail pour trois ans, mais je ne peux pas passer toute ma vie au travail, alors bientôt, si je peux mettre un peu d’argent de coté, je veux retourner au village Refuge. Notre ami Lopsang est coiffeur pour chiens, mais ne le répète à personne, ça reste entre nous deux. C'est le meilleur travail que l'on nous propose, à nous les réfugiés. Aujourd’hui j’arrête ici d'écrire à cause du manque de temps mais dans la prochaine lettre je t'expliquerai mieux, à bientôt, Tashi Delek.
Lhakpa Tendup lit la lettre deux fois, puis trois fois et prend une feuille et un stylo. "Cher Nyima, J’ai bien reçu la lettre et l’argent que tu m’as envoyé, vraiment mille mercis pour ta gentillesse, je suis très content que tu m’aies donné des nouvelle mais…. Il arrête d’écrire après deux lignes et jette la feuille et le stylo sur son lit. Il va vers le restaurant Yak. « Tiens, 15 roupies pour les momos d'hier, et merci ! ».
Aujourd’hui Lhakpa Tendup peut enfin toucher les livres qu’il voulait lire depuis longtemps et il les prend avec gourmandise, comme les enfants qui voient les bonbons. Il dit « donne moi celui-là, le rouge aussi, le ….. » après avoir pris devant lui tous les livres qu’il veut acheter, il compte ce que ça coûte et se gratte la joue, il regarde ses chaussures déchirées, il frotte son portefeuille et il dit « Acha-la (mademoiselle) est ce que c’est possible de baisser un peu le prix ? ». ça touche le cœur d’Acha Tsedon et elle dit « on ne baisse pas le prix, mais je te donne la moitié du prix de ma poche, je trouve que vraiment tu as tellement envie d’acheter des livres !». Immédiatement un sourire très chaleureux se lève sur le visage de Lhakpa Tendup « Merci, merci, Acha la, vraiment merci, c’est gentil » et il sort 500 roupies de son porte monnaie. A ce moment là, un moine regarde les chaussures de Lhakpa Tendup et dit « garçon, je te donne 200 roupies pour t’aider à acheter les livres » et le moine lui donne 200 roupies. Lhakpa Tendup est très content. Il prend les livres sous son bras et dit « merci, merci beaucoup, merci encore » et il sort de la boutique. Après quelques pas il se retourne et dit encore « merci Acha-la, merci monsieur, je ne vous oublierai pas, jamais !». Acha Tsedon et le moine aussi sont heureux de sa joie. Ils le suivent du regard comme il s'éloigne très content. Sur la route de chez lui Lhakpa Tendup se dit à lui même « qu’est ce qui se passe aujourd’hui, le soleil se lève au nord ? ».
Au marché il achète une paire de chaussures, 10 kilos de farine, 2 kilos de légumes, un kilo de viande et une bouteille d’huile. Il a l’air très content et il garde le sourire 24 heures sur 24. Pendant quelques mois Lhakpa Tendup ne sort pas, il lit et écrit. Maintenant il a des copains qui lui rendent visite et des copines pour ménager. Il est content parce qu’il n’a pas problème pour la nourriture et il n’est plus tout le temps tout seul. Il raconte sa vie à ses amis et leur dit qu’il avait parfois des problèmes de nourriture, donc la vie sans la faim est assez heureuse pour quelqu’un qui a eu faim. Alors les copains et copines disent « ho mon Dieu ! je ne le savais pas, pourquoi ne me l’avais-tu pas dis ? c’est con !» et ils montrent qu’ils auraient pu l'aider s’il l’avait fait savoir. Lhakpa Tendup dit en riant «ho oui, vous aurez l'occasion de m’aider, en ce moment j’ai quelque argent grâce à mon ami Nyima mais je ne serai pas riche toute ma vie! » alors copains et copines rougissent un peu et gardent le silence.
Après quelques mois la vie de Lhakpa Tendup est redevenue comme avant, sauf que sa paire de chaussures n’est pas déchirée. Cette nuit là aussi au coin du restaurant Yak, il attend un ami pour demander quelque chose à manger, mais tous passent devant lui sans le regarder. Donc, il rentre sans rien manger et écrit un poème intitulé: « à celui qui a 100 000 £ ». Après avoir fini son poème, il caresse son estomac et ferme les yeux. La lune ne peut pas regarder Lhakpa Tendup et tire un rideau de nuages dans le ciel.
« Jeune homme , tu fumes une cigarette ? »,
« oui, merci »,
« tu viens d’où ? »,
« je viens de ….. »,
« tu es venu quand ? »
« je suis venu ……»,
« comment tu t’appelles ? »,
« je m’appelle Lhakpa Tendup »
« d’accord, je m’appelle Gyaltso, mais les gens m’appellent Gros Gyaltso, viens me voir quand tu as des problèmes, j’essayerai de t' aider ».
La faim ramène à son esprit l'image de cette conversation. Il repense et il réfléchit: « oui, pourquoi pas une fois », « non, ce n’est pas une bonne idée, je ne peux pas prendre le même chemin que Tenzin Sangmo, je ne peux pas faire quelque chose contre Aku Thapki. Je ne peux pas faire d'histoires au village Refuge, de toute façon c’est mon village. Je préfère mourir de faim. Dans sa chambre, il pense, il réfléchit en marchant.
La lune et le soleil surveillent Lhakpa Tendup tour à tour, quand la lune se couche au Mont ouest en regardant derrière, le soleil se lève au Mont est avec des yeux tout ronds.
Lhakpa Tendup réfléchit beaucoup « sans problèmes pour manger, si je me fais esclave dans un restaurant, mais alors où pourrai-je me coucher ? comment pourrai-je payer le loyer ? Non, je suis venu ici pour étudier, je veux étudier pour travailler, je veux travailler pour mon village. Mais il faut savoir l’anglais pour travailler, mon langage ne sert pas ici non plus, ho mon Dieu, je préfère me suicider! ». Alors il range bien ses livres sur une table et il écrit quelques mots sur une feuille blanche: « Adieu mon oncle Aku Thapki et mon village Refuge, je ne peux même pas m’occuper et mon corps est trop lourd pour porter le bâton de la langue Tibétaine, donc je préfère terminer cette vie ici. »
Il met une corde au plafond et s’accroche avec la corde, mais la corde se casse et il tombe par terre avec un bruit ‘Tom,Tom’. Mais heureusement il y a une touriste américaine qui habite juste à coté de sa chambre et elle a entendu le bruit. Elle vient en disant « ho, my god! » et elle l'emmène chez elle.
Depuis ce jour là, personne n'a revu Lhakpa Tendup et il n’y a personne pour demander s’il est vivant ou mort, sauf les lecteurs de mon livre.
